Critique ! [Récits du vieux royaume - Jean-Philippe Jaworski]
- Ainulindalë
- Elbakinien d'Or
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J'ai fini Janua Vera en rentrant à pied du boulot, cela a failli me couter une rencontre en face à face avec une Kangoo mais cela en valait vraiment le coup :pJ'ai adoré. Certaines nouvelles beaucoup plus que d'autres bien sûr mais je ressors enchanté (et très frustré par la rupture de stock de "Gagner la guerre" près de chez moi). Je trouve la plume de l'auteur vraiment bluffante. Passer d'un style à un autre lui semble si facile: il est tantôt magouilleur, souvent poète, parfois comique et de temps n temps sombre mais ses lignes restent toujours facile à lire. J'ai trouvé que l'on rentrait dans chaque histoire vraiment facilement et que l'on s'imaginait de suite les personnages, l'atmosphère, les paysages... Et le tout avec des histoires originales, intéressantes et chacune plus ou moins liées.Pour moi la nouvelle la moins bonne est celle comique (Jour de guigne) et les meilleures sont les premières et dernières (Mauvaise donne, Le confident, Un amour dévorant et Janua Vera).Le seul auteur qui m'avait fait apprécié des histoires si courtes était Neil Gaiman, il est maintenant rejoint par JP Jaworski. Et la comparaison ne me semble pas totalement fausse. J'imagine bien "le Confident" dans un recueil de Neil Gaiman.Vivement "Gagner la guerre"!
L'addiction à la lecture nuit gravement à la santé !Enfin, j'ai lu le premier chapitre de Gagner la guerre aujourd'hui, et vu comme il finit ça commence déjà très fort ! (si je puis direJ'ai fini Janua Vera en rentrant à pied du boulot, cela a failli me couter une rencontre en face à face avec une Kangoo mais cela en valait vraiment le coup
Ci-git Ainulindale, mort pour la Fantasy :pJ'ai écumé hier un paquet de librairies parisiennes mais rien à faire, Gagner la Guerre est introuvable
Je vais me lancer dans le cambriolage de bibliothèque d'Elbakiniens (j'ai vos noms !)Il est toujours étonnant de voir à quel point les impressions divergent selon les lecteurs : j'ai relu dernièrement Jour de Guigne, sur laquelle les avis sont très partagés, et je me suis à nouveau formidablement amusée. C'est une pochade tellement bien maîtrisée !
- Coeurdechene
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Alors Gagner la Guerre est en rupture complète chez l'éditeur. Le retirage est prévu pour fin avril.Et Janua Vera sera réédité en grand format pour l'occasion, mais apparemment pas avant le mois de mai. La maison d'édition ayant eu un souci avec son imprimeur.Ce qui me mets d'autant plus en rogne que Jaworski passe à Grenoble cette semaine et que j'ai juste mes exemplaires à faire dédicacer, je pourrais même pas en acheter pour les amis... Et Fred le libraire bisque plus que moi, car lui c'est une bonne affaire en terme de chiffre de vente, qu'il rate.
"Il n'existe rien au-dessus du métier de bibliothécaire" Terry Pratchett
salut à tous Pour info, je cherchais aussi à acquérir gagner la guerre également. Effectivement, il est difficile à trouver. Et comme pour la horde du contrevent que je cherchais (cf. topic de la horde sur le forum), je me suis renseigné. La réédition de janua vera est prévue pour le 16 en librairie mais sera disponible dés le 2 avril sur le site des moutons électriques ( on peut commander en ligne ). Gagner la guerre sera réédité et dispo le même jour !Si vous voulez faire une BA, commandez directement sur le site des moutons électriques car cela les aide grandement (financièrement parlant) car cela évite les marges importantes des intermédiaires...Pour compléter l'info voici le lien du topic et la réponse qui m'a été donnée ( s'y trouve également la raison du report d'un mois qui est assez surprenante...) :Question réédition janua vera et gagner la guerre, et leur réponseEn espérant vous avoir aidé 
Ça a du être dit ailleurs, et dans le cas contraire à re-confirmer, mais il semble qu'il y ait une ou deux nouvelles supplémentaires pour la ré-édition de Janua Vera. J'ai la version Folio mais je serais tenté dans ce cas là...Toutes les nouvelles valent vraiment le détour ; j'ai été happé à chaque fois, mis à part pour Jour de Guigne, bien que celle-ci reste de qualité. On a fait quelques retours pas très élogieux sur "Janua Vera", celle qui ouvre le bal, mais je lui ai trouvé de bons côtés, notamment dans la demesure de Leodegar, et dans ce qui doit avoir raison de lui.Autre anecdote, en feuilletant un bouquin sur le Moyen-Âge, je suis tombé sur cette phrase "Christus Janua Vera", soit, si je me souviens bien, "Le Christ est la vraie porte".Il y a un parallèle vis à vis de l'enjeu de cette première nouvelle, pour ceux qui s'en souviennent. Un parallèle, ou un simple clin d'oeil. J'aimerais bien en savoir plus, parce que je pense que l'auteur a dû chercher à dépasser, justement, un simple clin d'oeil un peu "en aveugle".Ce serait peut-être plus explicite si je lisais pour de bon ce bouquin de Jacques le Goff ; J'ai déjà eu l'occasion de lire un essai de lui chez Points, et c'est autant accessible qu'intéressant.
Je renchéris à propos de la première nouvelle : c'est la moins conventionnelle sur le plan de l'intrigue (il ne s'y "passe" pas grand-chose par rapport aux autres), mais ce n'est visiblement pas son but et elle me paraît très réussie. Le jeu avec "janua vera" est volontaire : l'auteur est un grand amateur d'ouvrages d'histoire et connaît ce genre de sujets. Il me semble qu'il en parlait quelque part, ça doit être dans ses premières interviews sur le site des Moutons à l'occasion de la sortie du recueil. Peut-être qu'en fouinant dans les pages précédentes tu retomberas sur un lien, ou alors directement sur le site des Moutons.Malkus a écrit :Autre anecdote, en feuilletant un bouquin sur le Moyen-Âge, je suis tombé sur cette phrase "Christus Janua Vera", soit, si je me souviens bien, "Le Christ est la vraie porte".Il y a un parallèle vis à vis de l'enjeu de cette première nouvelle, pour ceux qui s'en souviennent. Un parallèle, ou un simple clin d'oeil. J'aimerais bien en savoir plus, parce que je pense que l'auteur a dû chercher à dépasser, justement, un simple clin d'oeil un peu "en aveugle".Ce serait peut-être plus explicite si je lisais pour de bon ce bouquin de Jacques le Goff ; J'ai déjà eu l'occasion de lire un essai de lui chez Points, et c'est autant accessible qu'intéressant.
En faisant des recherches pour le week-end dernier, j'ai lu également cette intéressante explication dans une interview du Cafard Cosmique, autant en donner le lien pour tout le monde (l'explication en question se trouve vers le milieu de la page, au début de la partie sur "Le Vieux Royaume", mais le reste est intéressant aussi).J'ignorais la référence chrétienne en lisant la nouvelle, mais l'allusion à Janus, dieu aux deux visages (et qui donc a donné son nom aux "portes" latines) m'avait frappée par rapport à la représentation de Leodegar, seigneur tout-puissant mais complètement vulnérable...Sinon, la rencontre avec Jean-Philippe Jaworski a bien eu lieu le week-end dernier, c'était tout à fait passionnant et cela a achevé de me convaincre, s'il en était encore besoin après tous ces avis enthousiastes, de lire la suite de Gagner la guerre avec grand intérêt.
Merci Merwin pour l'alerte ! 
Les moutons électriques a écrit :Éditorial — Avril 2010Un mois Jaworski ? Eh bien oui, somme toute, car nous venons de ressortir Janua Vera, son premier recueil. Devant remettre ce titre à notre catalogue, il nous paraissait évident que le reprendre au petit format d'origine n'aurait pas eu de sens, alors que le roman du même auteur était paru à la Bibliothèque voltaïque. Il nous semblait donc logique d'introduire le recueil dans ladite collection, mais afin de conférer encore au volume un lustre supplémentaire, nous avons eu l'idée d'y ajouter deux nouvelles déjà parues ailleurs, et aussi de demander à l'auteur de nous écrire une nouvelle inédite. Et puis, tant qu'à faire, d'ajouter des annexes (il y en a 6 en tout, dont une réjouissante histoire du Vieux Royaume), allez hop — ainsi qu'une préface, qui prend l'aspect paradoxal d'un texte signé par l'anti-héros fétiche de Jaworski, Don Benvenuto. Enfin, tous les textes ont été très légèrement retouchés.De cette manière, nous pensons offrir aux lecteurs un volume aussi beau que "valant le coup". De plus, ses 416 pages sont reliées en P.U.R., une colle ultra fine et ultra résistante (le plus souvent utilisée pour les livres scolaires), qui donne à ce nouveau Janua Vera une main dense et solide (et une espérance de vie accrue), tout comme au troisième tirage de Gagner la guerre, effectué en même temps et juste arrivé lui aussi. Enfin, pour définitivement harmoniser nos deux Jaworski tout de frais vêtus, ils sont identiquement imprimés sur papier offset blanc (au lieu du papier bouffant habituel de la Bibliothèque voltaïque, trop épais pour les 688 pages du roman).Et puis, ce n'est pas tout : nous avons aussi eu envie de proposer ces deux titres en tirage de luxe (en hardcover, comme nous avons coutume de le faire régulièrement). Et cette fois, ils seront signés par l'auteur, en plus (au boulot, Jean-Philippe). La souscription est maintenant ouverte, avis aux amateurs. Ces tirages (reliés et toilés sous jaquette couleur) seront strictement limités à 50 exemplaires.Autre nouveauté toute fraîche : la Section des Statistiques de Luc Dutour, un mince mais fort beau recueil de trois nouvelles livré par ses exécuteurs testamentaires, Johan Heliot et Xavier Mauméjean. Un bel objet, que nous avons publié uniquement pour le plaisir de l'art — eh, après tout les Moutons électriques sont l'unique éditeur de l'imaginaire à produire des tirages de luxe, et nous faire plaisir fait indubitablement partie de notre philosophie éditoriale !Bonnes lectures,André-François Ruaud, directeur littéraire, le 2 avril 2010
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Tisse Ombre
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- Akallabeth
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Ce monumental pavé (près de 700 pages écrites en petit) ) peine terminé, je suis encore plein des images des aventures picaresques de Don Benvenutto. Et force est de constater que je suis conquis: le personnage de Benvenutto est atroce à souhait, mais sa gouaille et son charisme parviennent à faire passer ses actes les plus sombres. On prend plaisir et intérêt à le suivre dans ses pérégrinations, en se demandant avec quel génie 'auteur va nous prendre à contre pied. Le ton, l'expression particulière, le mode de pensée contribuent à rendre ce personnage entier. En comparaison, à l'exception du podestat les autres personnages sont plus fades. L'histoire quant à elle est tortueuse à souhait, avec des complots à foison, des intrigues de cour empoisonnées qui fleurent bon la période géno-vénitienne. On croirait voir Machiavel par moment donner des conseils de politique au podestat, ou encore Laurent de Médicis sortir d'une antichambre fièrement, près à porter son pouvoir sur tous ceux qui se dressaient face à lui. Très bien amenées et suivies, j'ai pris un grand plaisir à voir émerger les différentes composantes qui constituent la vie pesante de la politique ciudalienne. En comparaison, le passage étrange à Bourg PReux a été une bouffée d'oxygène. L'atmosphère et le monde sont bien décrits avec un luxe de détail. On s'immerge totalement dans les antichambres et couloirs de cette ville à la fois superbe et corrompue. LA voir sous les yeux sans concession de Benevenutto, avec quelques passages en jobelin, offrent un piquant supplémentaire au récit. Au final je ne peux qu'espérer revoir ce héros ou ce monde dans d'autres écrits, en espérant que le niveau soit du même degré d'excellence que ce roman autonome. Encore bravo et merci pour la dédicace! 