Quels sont les aspects les moins développés en fantasy ?
- Fabien Lyraud
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De la high fantasy avec des héros de basse extraction. Faire sauver le monde par une bande de mendiants ça a quand même plus de gueule que par un groupe disparate mais où prédomine les hautes classes (on a toujours le petit jeune paysan qui sauve le monde mais c'est le genre qui veut ça). Des héros de basse extraction ne peuvent compter que sur eux même, ils ne peuvent pas lever des armées ou aller voir le roi du coin pour un coup de main. Des héros qui se servent de leur intelligence et de leur malice plutôt que leur épée. Des personnages pour qui la moindre difficulté administrative ou autre est un épreuve (pas besoin de monstres, là tout les obstacle légaux sont des épreuves). Bref des romans mettant en scène des parias ça aurait vraiment de la gueule.
Tout à fait d'accord avec Fabien Lyraud! Il y aurait tellement place à l'humour et même à l'horreur. On pourrait avoir le point de vue de la vermine (ce qui est justement peu fréquent:)), voir le grandiose dans ce qu'il a de plus prétentieux et infréquentable, au lieu d'un gamin qui s'émerveille de la magnificence du palais de l'autre bout du monde!
Il y a pas mal de choses dans cette article qui existent déjà (quasiment toute en fait) ou qui relèvent en fait de mauvais auteurs. Un point avec lequel je suis en total désaccord, c'est 1.Luigi Brosse a écrit :D'autres sujets auraient pu faire l'affaire pour évoquer cet article, mais le titre de celui-là est quand même le plus significatif. Alors qu'aimeriez vous voir plus souvent en fantasy ?:arrow: http://elbakin.net/fantasy/news/Dix-cho ... -K-Jemisin
Ce n'est pas possible, à moins de donner des trucs imbuvables.L'universalité des mythes, c'est quelque chose de profond. En fait on cherche trop la nouveauté en fantasy et ça se voit par exemple dans le vocabulaire : tout auteur créant un nouvel univers se sent presque forcé de créer tout un tas d'horribles néologismes pour décrire des bêtes pour lesquels il y a déjà un mot. Pareil pour la magie, mieux vaut préférer quand c'est possible des mots déjà existant dans la langueSinon, l'aspect le moins développé en fantasy, c'est certainement l'écriture. Je fais confiance aux auteurs pour l'imagination, mais il faudrait qu'ils aient de plus grandes exigences du côté de l'écriture...Si on prend l'exemple d'un roman de fantasy "naturaliste" donné dans le sujet, ce qui lierait le tout et le rendrait lisible, ce serait l'écriture. L'écriture est toujours le support d'un bon roman de fantasy, je pense à Damasio ou Gaborit par exemple.Je risque d’être huée pour ce dernier point. Mais je le note en numéro 1 parce c’est la chose qui me manque le plus en fantasy épique : des histoires qui renonceraient aux ornements des mythes et cultures qui nous sont familiers.
L'article était très intéressant et très amusant... Pour ma part, ce qui me vient immédiatement en tête, c'est que au lieu d'avoir un pauvre paysan crasseux qui se découvre du jour au lendemain l'Élu, sauveur du monde, dernier héritier royal, ou le fils perdu du méchant principal qui s'avère être son père et blablabla, pourquoi ne pas avoir un héros qui est déjà noble, prince ou roi? Bon, oui il existe des héros qui sont déjà dans les hautes sphères de la société mais la plupart du temps, ils se retrouvent rapidement au bas de l'échelle à errer pendant des jours et des jours parce que son oncle/cousin/frère a usurpé son trône, etc... En tout cas, moi j'aime bien la royauté ^__^ mais malheureusement, souvent les riches et puissants sont vils et infâmes ou à l'opposé naïfs, insouciants et pleurnichards... M'enfin, il me semble qu'il n'y a pas tant que ça de bons personnages bien construits et fondamentalement humains dans les couches plus nanties de la société.Ou sinon, ce que j'aimerais beaucoup lire, et il en est fait mention dans l'article, c'est des mélanges de genre. Trop rarement retrouve-t-on de la bonne science-fantasy, ou de l'horreur pure et simple dans un récit de fantasy "classique". Pourquoi à la place des sempiternels orcs et autres variations ne retrouverait-on pas un ennemi terrifiant, caché, menaçant?... Ou pourquoi tout simplement n'y a-t-il pas plus de zombies dans les livres de fantasy? C'est vrai! Les bons vieux nécromanciens qui relèvent les morts sont plutôt rares dans les bouquins alors que les jeux vidéos en sont pleins... Et des robots? Humm... Une armée de robots contre les épées et les arcs de nos pauvres héros, ce serait chouette, non? Hihihi...
(je crois que les robots gagneraient, mais pourquoi pas? ^___^)
- Fabien Lyraud
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Dans Krondor : la Larme des Dieux de R.E. Feist, il ya des morts vivants si je me souviens bien, mais en même temps, ces livres sont des novellisations de jeux vidéos...Pour ce qui est des robots, je ne me souviens pas dans mes lectures avoir vu quelque chose qui s'en rapproche... Peut être, dans Cendres de M. Gentle avec les Golems de Pierre et encore...Après, certains livres sortent des sentiers battus de la fantasy, je me souviens de Aquaforte de K.J. Bishop que j'avais eu du mal à classer... On ne retrouve pas les elfes, les nains, les orcs... Et pourtant il s'agit bien de fantasy...On peut enfin parler des extra terrertres, terme qui peut avoir été abordé par Feist dans la 1ere trilogie sur Midkemia et son système de failles...Mais je pense que la fantasy comme tout genre littéraire a ses grands principes et qu'il est difficile mais pas impossible de sortir de ces sentiers battus... Mais rien n'empêche un bon roman "classique" d'être un véritable chef d'oeuvre... A mon avis, il s'agit plus du talent de conteur de l'auteur que du contenu même si celui-ci ne doit pas être négligé...Aurea a écrit :Pourquoi à la place des sempiternels orcs et autres variations ne retrouverait-on pas un ennemi terrifiant, caché, menaçant?... Ou pourquoi tout simplement n'y a-t-il pas plus de zombies dans les livres de fantasy? C'est vrai! Les bons vieux nécromanciens qui relèvent les morts sont plutôt rares dans les bouquins alors que les jeux vidéos en sont pleins...
Les romans de Stephen Hunt aussi, par exemple. :)L'article est intéressant, mais comme toujours, on trouve finalement un certain nombre de contre-exemples qui finissent par laisser penser que le cliché, c'est de croire que les clichés installés sont si installés que ça. ;)A force de se répérer que tous les héros sont orphelins, on finit par donner le bâton pour se faire battre.Misanthrope a écrit :Pour ce qui est des robots, je ne me souviens pas dans mes lectures avoir vu quelque chose qui s'en rapproche... Peut être, dans Cendres de M. Gentle avec les Golems de Pierre et encore...
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la quête onirique de Kadath l'Inconnue ? ...je ne l'ai pas lu.Une inspiration onirique...tout un programme ! Ca voudrait dire quoi ? Flottant dans une ambiance de rêve ? J'ai eu cette impression très diffuse avec le Chien de Guerre et la Douleur du Monde de Moorcock. Il y a ce côté évanescent, tant dans la trame de l'histoire, que dans la quête du personnage de Von Bek. Il traverse avec lassitude un monde démoli, qui frôle la fin des temps, la fin de l'innocence en tout cas, définitivement pour le soldat. Et c'est là qu'il rencontre Lucifer, éloigné des champs de bataille, dans un chateau. C'est assez récurrent dans les univers de Moorcock, cette distanciation d'avec la quête, pour un héros qui finit par complètement l'embrasser. Mais plus que jamais marqué de façon indélébile ici. Oui, j'ai aimé 
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Une nouvelle traduction sur la place des femmes dans la littérature, et en particulier dans la fantasy ::arrow: http://www.elbakin.net/fantasy/news/Pou ... les-livresHonnêtement, ça vaut son pesant de cacahouètes. :DPar Nak qui s'est bien amusée 
Merci pour avoir attiré notre attention sur ce petit article bien bien sympathique (la partie sur la carte bancaire m'a bien fait rire !
) Heureusement il y a en Fantasy (et ailleurs) des auteurs qui savent donner à leurs personnages des spécificités qui n'ont rien à voir avec leur "genre". Peut-être que le fait d'écrire par exemple sur des persos qui sont carrément d'une autre race que les humains cela aide à caractériser en fonction des capacités propres à chacun (par rapport aux humains, l'Elfe mâle ou femelle ne s'enfonce pas dans la neige, point barre
) En tout cas merci Sarah (et Nak
) pour cette analyse finalement assez appropriée.
The dream-quest of Unknown Kadath, de Lovecraft (ancienne traduction : "A la recherche de Kadath"). C'est effectivement une bonne référence comme texte "d'inspiration onirique", au sens où l'histoire se déroule en bonne partie dans ce que le jeu de rôle Cthulhu appelle les "contrées du rêve", auxquelles Lovecraft a consacré plusieurs textes, et qui forment un ensemble très intéressant à l'intérieur du "mythe de Cthulhu". Lovecraft y adopte une écriture différente de son style habituel, plus "fantasy" et légèrement moins sombre (tout en restant pleine d'horreurs cachées), et je trouve que l'écriture rend très bien l'aspect "onirique" de ce monde. Les autres aventures de Randolph Carter, et les nouvelles comme "Les Autres Dieux" ou "Les Chats d'Ulthar", se déroulent aussi dans les contrées du rêve ; je trouve que ces textes sont parmi les plus intéressants de Lovecraft, et assez différents du reste de son oeuvre pour qu'on s'y essaie même quand on connaît déjà les "classiques" (L'Appel de Cthulhu, L'Affaire Charles Dexter Ward etc.).Il paraît que Lovecraft a été très influencé par Dunsany pour cet aspect de son oeuvre, mais n'ayant pas (encore) lu Dunsany, je ne peux pas en dire davantage. Le travail du style vaut largement la lecture, en tout cas. (Je crois que la Quête onirique de Kadath l'inconnue et Les Autres Dieux étaient disponibles en Librio à un moment).Malkus a écrit :la quête onirique de Kadath l'Inconnue ? ...je ne l'ai pas lu.Une inspiration onirique...tout un programme ! Ca voudrait dire quoi ? Flottant dans une ambiance de rêve ?
- Tanis-Rune de Sombrepierr
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Le féminisme de la fantasy!!!
C'est également valable pour la plupart des bandes dessinées populaires, des mangas shonen... j'ai déjà eu ce genres de pensées auparavant et je me suis vu répliquer que j'étais un anti-féminisme parce que je voulais foutre des claques à toutes ces bécasses qui justement passaient leur temps à en fou*** à tort et à travers au nom "du progrès des femmes". C'est réconfortant de se dire que l'on a pas tout à fait tort... Peut être que c'est parce que c'est une femme, mais Robin Hobb me semble être l'auteur qui humanise le mieux les personnages... tant masculins que féminins - bien que le caractère apparent de Althéa dans les aventuriers de la mer ait pu me rébuter.
Hello !Merci Nak pour ce super article, j'ai beaucoup aimé (avouons que j'ai commencé la lecture parce qu'il y avait Elizabeth Bennet citée dans les premières lignes, et que, n'en déplaise aux catégorisateurs de tous poils, on peut aimer la fantasy et être fan inconditionnelle de Jane Austen !!!).Sous couvert d'humour, c'est quand même finement observé sur le rôle et la place des personnages féminins dans la fiction littéraire, et dans la fantasy. On a juste le choix entre être ultra-féminine et demoiselle-en-détresse ou Xéna ? Dans les mauvais romans de fantasy, oui, dans les bons, non !!!Je ne sais pas ce que vous pensez par exemple des personnages féminins peuplant les Annales du Disque-Monde, mais moi, je les adore ! Surtout les sorcières, et Suzanne. Bon, je veux bien admettre que Terry en rajoute un peu beaucoup dans la démythification de la femme (Suzanne avec son tisonnier pour chasser les monstres-sous-le-lit dans Le Père Porcher, vous avez aimé ?) ... mais c'est ce qui fait son charme ...
- oceatif ou le vent
- Vala
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Pour revenir sur le sujet je dirais qu'on ne trouve pas souvent (voir jamais ? ou connais pas) le mélange technologie/bestiaire et magie classique en fantasy...ou on ne trouve pas de roman steampunk mais avec une ambiance épique à la jordan....Ok j'ai pas encore tout lu en steampunk mais j'en ai lu pas mal et souvent on a justement une intrigue limite polar ou un mélange steampunk uchronie mais je n'ai pas encore lu cette ambiance mélangée de fantasy qui sent un peu la rouille et l'ether.....