Critique ! [Kushiel - Jacqueline Carey]
Ah ben Elise j'aime beaucoup le fait que nous aimions toutes les deux autant ces bouquins sans pour autant être d'accord sur tout
Complétement d'accord sur la volonté de ratisser large, y'a pas de doute là dessus. Et le succès de Goodkind doit rendre moins regardant le plus intellectuellement honnête des éditeurs :rolleyes:Par contre pas forcément d'accord avec ton analyse sur les ressemblances. Nous savons que je ne peux faire aucun commentaire sur Hobb, je m'en abstiens donc
Mais pour ce qui est de Martin, n'ayant lu que son 1er tome, j'ai moi aussi trouvé une certaine ressemblance avec le démarrage de Carey : des noms en pagaille, des généalogies, des alliances, des secrets, des machinations, l'impression qu'il y a des enjeux que l'héroïne ne comprend pas mais qui interviennent dans sa vie. Le récit à la première personne et la personnalité même de Phèdre rendent tout cela très différent, sans parler du style lui aussi sans relation, mais pour les deux premiers tomes respectifs, en tout cas au début de celui de Carey, moi j'y avais vu des aspects positifs comparables. Pour Goodkind, là aussi je crois en avoir déjà parlé mais il est difficile de le faire sans spoiler un peu. La ressemblance s'arrête au premier tome (et puis je ne me souviens pas très bien des autres tomes de Goodkind, j'encombre pas ma mémoire déjà défaillante
) L'héroïne de Carey a un don unique Il y a donc un aspect douloureux qui se retrouve chez les deux héros de Carey et Goodkind, même si bien évidemment le traitement de cet aspect, l'utilisation qui en est fait et surtout l'orientation donnée par l'auteur ne sont absolument pas comparable. Là où Goodkind Carey utilise la particularité de Phèdre pour en faire une héroïne particulière en décalage avec tous ceux qui l'entourent. En plus y'a pas de honte ni de montrage du doigt, ni autant de pathos que chez Goodkind Donc même si je n'apprécie pas que l'on amène Carey sur le même terrain que Goodkind, je peux comprendre comment est faite la comparaison et ne pas la trouver complétement "vaseuse" 
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Là où je ne te suis pas Witch c'est que ces points dont tu parles on ne les retrouve pas que chez Martin, à vrai dire c'est un peu l'apanage des grandes sagas de ces dernières années (et si on va plus loin on peut aussi les retrouver dans la fiction historique), ce qui pour moi ne rend pas la comparaison "valide" et vraiment significative, parce que standard. C'est justement le traitement, l'écriture et la façon dont vont être structurés ces éléments/thèmes/idées qui va différencier ou non ces séries, et je pense qu'on est d'accord sur le fait que que là-dessus Martin et Carey n'utilisent pas les mêmes ficelles pour les mettre en scène.Mais pour ce qui est de Martin, n'ayant lu que son 1er tome, j'ai moi aussi trouvé une certaine ressemblance avec le démarrage de Carey : des noms en pagaille, des généalogies, des alliances, des secrets, des machinations, l'impression qu'il y a des enjeux que l'héroïne ne comprend pas mais qui interviennent dans sa vie.Le récit à la première personne et la personnalité même de Phèdre rendent tout cela très différent, sans parler du style lui aussi sans relation, mais pour les deux premiers tomes respectifs, en tout cas au début de celui de Carey, moi j'y avais vu des aspects positifs comparables.
Goodkind, j'ai lâché au bout des 200 premières pages du 1er tome donc je peux difficilement juger. Enfin déjà citer Goodkind dans la même phrase que Martin et Hobb il y a comme un bug...Donc même si je n'apprécie pas que l'on amène Carey sur le même terrain que Goodkind, je peux comprendre comment est faite la comparaison et ne pas la trouver complétement "vaseuse"
Hobb présente une ressemblance superficielle avec Carey par la narration à la 1ère personne et le principe de base (un quasi orphelin qui va être plongé dans des intrigues d'Etat), mais cela ne va pas plus loin. Phèdre n'est jamais un Fitz au féminin, ne serait-ce que par son caractère volontaire : Fitz est plus un pion qui ne maîtrise que peu son destin à la différence de Phèdre qui va plus impulser les évènements.Quant à Martin, je ne vois pas trop de ressemblances, à part le côté intrigues de cour que l'on trouve en effet chez beaucoup d'autres auteurs. Le cycle de Kushiel n'a pas cet aspect fresque qu'a Martin.
:sifflote:)PS : je passe mon tour sur Goodkind, sinon on va croire que j'ai mauvais esprit.
Ne t'inquiète pas trop quand même, si c'est Publisher's Weekly, ils avaient déjà comparé le cycle d'Ea de Zindell à Goodkind (et je crois que Zindell t'avait plu quand même, non ?Je ne sais pas si la quatrième de couv est provisoire, mais voir le roman comparé à Hobb, Martin, et Goodkind...
« Que sommes nous, tous autant que nous sommes, sinon des spectres disparaissant dans la nuit ?» - Le Crépuscule du Dieu Gris - R.E. Howard
Ben je ne sais pas si je vais être très claire : la comparaison avec Martin tient au fait que justement depuis qu'il a été découvert Martin semble avoir attiré l'attention sur ce genre et surtout avoir été désigné comme LA référence en matière d'intrigues "sagaesques". J'ai lu y'a pas mal d'années le premier tome et j'ai franchement trouvé cela très bon mais pas la révélation dont tout le monde parle (et tout le monde en parle principalement parce qu'il a été traduit) contrairement à beaucoup d'autres. Donc il semble être celui que tout le monde cite (et surtout les 4èmes de couv !) parce que certains semblent avoir oublié que le genre existait avant lui. Martin a bénéficié d'un certain coup de projecteur sur le genre mais pour moi il y a beaucoup de "au bon moment au bon endroit" pour expliquer son succès. Le monde de Katherine Kurtz était pour moi tout aussi riche avec ses magiciens "excommuniés". Celui de Kerr avec sa spécificité de l'intrigue complexe à travers les réincarnations. Celui de Michelle West (que nous sommes peu à connaitreelise a écrit :Là où je ne te suis pas Witch c'est que ces points dont tu parles on ne les retrouve pas que chez Martin, à vrai dire c'est un peu l'apanage des grandes sagas de ces dernières années (et si on va plus loin on peut aussi les retrouver dans la fiction historique), ce qui pour moi ne rend pas la comparaison "valide" et vraiment significative, parce que standard.
- John Carter
- Elbakinien d'Or
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O. M. G. !!!
C'est sûr qu'avec une couverture comme celle là tu es sûr de ... faire un bide au rayon fantasy. Nan vraiment même la couverture qui semble avoir été choisie va certainement décourager ceux qui n'auront pas eu la bonne idée de consulter Elbakin
et ce sera dommage pour eux.Mais il est vrai que les couv VO ont aussi ce parti pris "woman on top" :DEn même temps l'héroïne est une femme et une courtisane, s'agissait pas de faire une couverture de barbare à la Conan (oui je sais je me trompe sur Conan
)
Un extrait !:arrow: http://www.elbakin.net/fantasy/news/8529-La-Marque-Se-Devoile-Un-Peu-PlusRetour à la première illustration !
Contente que ça te plaise Khedra parce que moi pour juger en VF quelque chose que j'ai déjà lu en VO, c'est Mission Impossible !! Je n'avais pas vu tout de suite qu'il y avait deux extraits et j'ai eu un peu de mal à "reconnaitre" la voix de Phèdre mais j'espère que les lecteurs français seront aussi emballés que je l'ai été !
La seconde partie de l'extrait est en effet un peu plus portée sur la chose mais tout reste malgré tout très convenable sans luxure excessive. Ca me fait plaisir en tout cas de découvrir la traduciton française de l'auteur et sa prose riche et vive. Le parler à la première personne permet de plus s'identifier à l'héroïne.
- oceatif ou le vent
- Vala
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Bon ce n'est pas avec ce petit extrait que je peux affirmer si j'aime ou pas mais en tout cas je n'est pas été conquis . Oui c'est bien écrit effectivement, oui on peut s'imaginer une intrigue d'état, politique etc...mais pour le coup je n'ai retenu que ce qui était porté sur la chose et je ne vois rien de palpitant..Je n'ai pas lu d'autres extraits mais le comparé à Kay peut être par la forme d'écriture mais sinon ?Suite à ma lecture, ce ne sera pas un livre qui passera sur ma pile de lecture en tout cas.On s'écarte des standards peut être même surement mais le coté courtisane ma gave alors si l'interet du livre se base sur cette envirronement cela ne m'attire vraiment pas, bof bof dommage.Je changerais peut être d'avis si je lis un autre extrait qui s'écarte de cette ambiance....
Heureusement que la définitive est tout de même un peu plus raffinée, en effet...