Critique ! [Jonathan Strange & Mr Norrell]
Je l'ai vu il n'y a pas longtemps. j'ai longtemps hésité à l'acheter mais quand je vois tout ce que j'ai à dépenser pour les anniversaireset autre fête des mères (faut s'y prendre à l'avance
) Je me suis dit que j'aurais le temps plus tard. mais j'ai adoré le résumé au dos du livre (j'adore la version noire c'est plus joli que tout en blanc
) et donc, je pense que ce sera mon prochain livre de chevet 
- vieil_ours
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- marvin rouge
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Et oui, tout le livre reste sur ce ton, on aime ou pas!Personnellement, j'ai apprécié cette écriture subtile.marvin rouge a écrit :Je l'avais acheté en VO et commencé à le lire, j'accrochais pas mal au style et à l'histoire, mais j'ai calé au bout de soixante pages...est-ce qu'il y a un cap a passer ou toute l'histoire reste dans ce rythme désinvolte tout du long ?
Après être parvenu à bout de ce livre ma première impression est un peu négative car j'ai eu du mal à le terminer. L'histoire tient en haleine jusqu'au bout, mais suivre l'intrigue tout du long sur 850 pages m'a paru au final un peu indigeste. Comme autre points négatifs je soulignerais les descriptions parfois trop ésotériques et mysthiques: de temps en temps je ne me représentais pas du tout ce que l'auteur voulait nous montrer. Enfin, le côté un peu trop anglais pur souche du point de vue de l'auteur m'a un peu fait grincer des dents, même si le sujet justifiait cette méthode.Les points positifs en revanche sont nombreux avec une écriture très agréable à lire et très recherchée, avec un bon travail de documentation derrière qui crédibilise l'ouvrage d'une chape historique presque exacte. La description de la magie anglaise et l'opposition des points de vue sont très bien rendus, de même que les personnages principaux qui sont truculents à souhait. L'histoire joue habilement des changmeents de poitns de vue et montre à la perfection le chaminement et l'opposition de nos deux compères magiciens que presque tout oppose. La première entrevue entre les deux hommes et les réactions de leurs partisans à la fin sont tout bonnement hilarantes. Ajoutez à cela un zeste de philosophie, une pincée d'action et une foule de rebondissements et vous arrivez à un excellent livre qui atteindrait le chef d'oeuvre sans les quelques éléments qui m'ont interloqué. 
En même temps, comme tu le dis, ça fait tout de même partie de l'essence du roman. :)Et je vois qu'il se redresse un peu dans les ventes, il remonte en 21eme position après avoir été 24eme la semaine précédente.belgarion a écrit :Enfin, le côté un peu trop anglais pur souche du point de vue de l'auteur m'a un peu fait grincer des dents, même si le sujet justifiait cette méthode.
En effet, il faut aimer l'ambiance britannique du début du XIXème siècle pour apprécier Jonathan Strange & Mr Norell. Ayant dévoré les écrits de Sir Conan Doyle (qui est plutôt du fin du XIXème, lui), ce bouquin était pour moi ! :)L'auteur doit s'être vraiment imposée d'utiliser un style d'écriture un peu désuet (à la Jane Austen, s'il faut en croire la pub) pour mieux plonger le lecteur dans l'ambiance. Et ca marche !Une des particularités (la plus discrète, peut-être) du roman, je pense, est l'alternance d'ambiance... Fantasy/féérique avec la magie par moments, fantastique/cauchemardesque par la suite... Mais Jonathan Strange & Mr Norell est surtout connu pour ses notes de bas de page (ici, le bas de page est une notion toute relative
) Susanna Clarke a vraiment essayé de créer un univers uchronique, aussi bien en amont qu'en aval, et c'est en cela que l'on peut la comparer à Tolkien. Cependant, si elle y parvient, ce background n'est pas aussi immense que celui du Seigneur des Anneaux ou du Trône de Fer par exemple.Ce qui pourra peut-être énerver le lecteur, c'est le temps que l'auteur met à commencer réellement l'intrigue... Le livre débute en suivant les actions d'un gentleman qui deviendra personnage secondaire par la suite, avant de vraiment s'intéresser à Mr Norell et il faudra au moins 200 pages avant que Jonathan Strange intervienne réellement. Ne vous en faites pas, cela s'accélère quelque peu par la suite, et si le début du roman est intéressant (quoique je serai incapable d'en lire 100 pages à la suite), la fin est vraiment scotchante !Contrairement à Belgarion, qui a été dégoûté par Jonathan Strange à la moitié du bouquin, je trouve que le jeune magicien a du charisme, bien plus évidemment que Gilbert Norell. Le personnage est un personnage romantique (dans le sens passionné, ... mais pas fleur bleue, sans doute au grand dam d'Arabella
), ou le devient par la suite. Je le revendique haut et fort : je suis un strangiste corps et âme ! 
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Je ne suis ni strangiste , ni norrelliste.Norrell parce que c'est un vieux ronchon, coincé et seule sa vérité compte.Strange, on l'a bien vu au départ, enfant gâté qui ne s'intéresse à rien en particulier et qui tombe "en magie" à l'insu de son plein gré.C'est aussi vrai qu'il devient plus intéressant au fil de l'histoire et finit par trouver un but à sa vie.J'ai particulièrement apprécié Childermass,Vinculus, et Stephen Black. La conclusion du livre est superbe.
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Je viens de le commencer il y a deux jours, je suis plutôt lente, j'en suis au chapitre 6.J'ai été surprise par les notes de bas de page qui sont parfois presque des pages entières. C'est très bizarre et sympa à la fois car elle nous fait entrer dans des petites histoires à part et ayant un rapport avec l'histoire en cours.
Je viens de passer la moitié en ce qui me concerne (je le lis doucement mais sûrement : je ne sais pas si c'est la densité ou l'écriture un rien "surrannée - même si c'est voulu), et j'apprécie beaucoup cette histoire, qui prend son temps pour se mettre en route, il est vrai, mais très maîtrisée.Pour preuve, on n'attend quand même impatiemment un peu de magie quand on commence l'ouvrage, et même une fois qu'on l'a eu, après 100 pages (?) on a les crocs pour en avoir un peu plus (Une vraie sucrerie). Mais comme on suit Mr Norrell, on reste sur sa faim... comme les londoniens ! Et là arrive Strange et c'est le feu d'artifice ! ;)Allez, encore trois semaines, et je passe à autre chose ! 
Je n'ai pas dit que je n'avais aps aimé Jonathan Strange. Il m'a insuporté à la moitié du récit mais je l'ai beaucoup plus apprécié dans les 200 dernières pages. Il en va de me^me pour Norrell qui m'avait plu au début et m'a plu à la fin mais que j'ai presque détesté au milieu. Je m'estime plus intéressé et touché par un personnage à multiples facettes comme Childermass qui sait faire ressentir beaucoup d'émotions.Quant au point de vue exclusivement insulaire du récit, il m'a gêné par moment pour son partie pris mais surtout car le passé de la magie anglaise m'était totalement inconnu. Je ne pouvais apprécié quels magiciens avaient réellement existés (à part Merlin et Pale), ce qui pouvait être gênant. 
- vieil_ours
- Elbakinien d'Argent
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J'en suis un peu plus loin de la moitié, et je rejoins les avis généraux pour l'instant :)L'auteur prend son temps pour raconter son histoire, qui avance donc très lentement. Ce qui ne veut pas dire, évidemment, qu'il se passe rien
.En effet, l'auteur nous décrit en détails les actions de plusieurs personnages, principaux ou secondaires, au fils des différentes intrigues qui évoluent continuellement.Et j'ai ressenti l'univers très British XIXe, et l'aspect féérique qui intervient assez régulièrement finalement
Les notes de bas de page m'ont un peu perturbé au début car ça ralentissait encore plus l'histoire. Bien sûr, on peut ne pas les lire, mais dans ce cas, on perdrait une mine d'information.Mais il me reste encore quelques pages (300
)pour terminer cette énorme pavé. Je reposterais mon avis plus tard si il a évolué 
Me reste aussi environ 200 pages....mais jusqu'ici le livre me plait beaucoup...en parlerai après l'avoir fini car je suis très influençé par les belles fins, qui sont relativement rares en Fantasy et en SF. ( Souvent pour laisser des portes ouvertes, tant au lecteur lui-même qu'à l'auteur s' il a envie d'écrire une suite...or j''avoue, et c'est un avis strictement personnel, aimer avoir toutes les réponses aux questions et mystères posées par le livre une fois celui-ci terminé.
Ca y est je l'ai terminé hier soir !J'ai aimé, pas énormément mais en fait j'ai beaucoup aimé la troisième partie, surtout depuis l'arrivée de Strange à Venise.Une belle histoire avec Un très beau livre avec des pages un peu collées sur les bords et qui craquouillent quand on les tourne, ça donne une petite ambiance pas désagréable 
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Je respecte donc les délais !Publivore a écrit :Allez, encore trois semaines, et je passe à autre chose !
Terminé également et je rejoins le coeur de louanges : Jonathan Strange & Mr Norrell est un vrai bijou :)J'avais lu de nombreuses critiques qui regrettaient la longueur du livre, son absence de rythme et j'avais quelques craintes concernant ce pavé. Crainte tout aussitôt envolée, j'ai dévoré la chose en 5 jours ! Le livre est construit sur le modèle de ceux du XIXeme siècle ( cela est particulièrement sensible sur le début : on s'attarde avec un regard acéré et savoureux sur des tableaux de groupes, des personnages secondaires et ce n'est que le cadre bien brossé que les deux "héros" interviennent) , inutile donc de s'attendre à des effets de suspense haletants ou des révélations fracassantes, tout est dans la manière et le style. Je cherche comment le définir et la seule comparaison qui me vient et qu'il est semblable au "gentleman aux cheveux comme du duvet de chardon": léger, duveteux et terriblement piquant. La magie et la poésie glançante de Féérie on rarement été aussi bien décrit. J'adore ! Et puisqu'il faut choisir je ferai comme Childermass et ne me déclarerai ni strangiste, ni norrelliste, mon coeur appartient au Roi Corbeau
( Un grand chapeau à Robert Laffon pour l'édition : avec sa couverture noire, son papier de qualité au bord noirci et ses petits craquements, la forme vient compléter le fond ! )