Lu le tome 1.
C'est dynamique et une lecture agréable, parfaite pour se divertir, comme devant un film d'action. Les personnages principaux ont un minimum de nuances pour les rendre intéressants.
Mais comme Nakor, et Guigz, je trouve les dialogues, certains artifices de tension un peu faibles ou clichés ("Mais vous ne l'aviez pas dit !" - ah bon ? et bien maintenant, courons !), Et l'auteur commet régulièrement des contradictions mineures (par exemple :
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Sancia répugne à se laver à un moment, parce que le contact de l'eau va lui causer un grand nombre de sensations diverses... sauf qu'elle à ce moment là couverte de sang, dont elle a expliqué quelques chapitres auparavant que le contact lui en était bien pire... et dans le cas présent, celui d'une personne dont elle a causé la mort de façon horrible
).
Ah, et le soudain monologue de Giovanni suggérant son homosexualité dans des circonstances hors de propos donne l'impression que l'auteur veut remplir un quota LGBT.
Le caractère "original" du système de magie me fait plutôt sourire : à la base, dans notre réalité, utiliser le langage divin pour obtenir des effets particuliers était considéré comme la magie des prêtres. Jetez un oeil aux contes égyptiens, notamment, où par exemple un prêtre, par son savoir, parvient à convaincre un étang de se soulever pour pouvoir retrouver le bijou qu'une fille de pharaon y a laissé tomber. Et le fait d'apposer une formule magique sur un objet pour lui conférer un pouvoir particulier est la définition même d'un talisman.
au niveau des inspirations de l'auteur, j'ai l'impression que :
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- le prénom de Gregor Dandolo est une référence au personnage de Grégor Clegane de Games of thrones, qui après sa mort devient une zorte de zombie/machine à tuer
- que l'idée du sacrifice, et de Tévanne comme lieu se développant après la chut d'un grand empire mystérieux viennent du jeu vidéo Dishonored
- le fait que sacrifier de très nombreuses âmes pour les enfermer dans un seul être vivant puisse conférer de grands pouvoirs et l'immortalité vienne du mange Full Metal Alchemist]
Au final, l'intérêt du roman réside avant tout pour moi dans son efficacité du traitement cyberpunk d'une ville de fantasy. Je lirais certainement le deuxième, même s'il semble d'après les retours des pages précédentes être le ventre mou de la trilogie.