Critique ! [Le Nom du vent - Patrick Rothfuss]
Désolé de venir semer un peu de perturbation, mais je viens de terminer le nom du vent et j'ai trouvé ce livre assez moyen. J'ai trouvé le déroulement de l'intrigue très linéaire et très convenu, le personnage de Kvothe le jeune insupportable au possible, l'histoire d'amour d'une mièvrerie pas possible, et le style de l'auteur énervant : annoncer à l'avance les rebondissements, cela passe quand l'auteur est bon et qu'il n'en abuse pas, mais au bout du troisième, cela énerve. J'ai mieux apprécié les passages qui se déroulent dans le présent que la partie retour dans le passé, qui occupe une bonne partie du livre.Bref, heureusement que j'avais emprunté ce livre dans une bibliothèque !
- Nigelle de Damas
- Elbakinien d'Argent
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- Enregistré le : jeu. 26 févr. 2004 15:31
Allez, fredberg, j'espère qu'en laissant un peu décanter, tu auras un avis moins négatif!c'est ce qui m'est arrivé - j'étais vraiment très déçue en cours de lecture,car mon attente était trop élevée. et même si je l'ai payé douloureusement plein tarif, j'ai maintenant plus d'indulgence et de sympathie pour le livre et l'auteur -c'est une belle histoire, avec de beaux moments, d'autres très convenus aussi: du mystère et de grosses ficelles ! mais attachant en fin de compte, pour moi-
- Mikhargrim
- Ta'veren
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- Enregistré le : sam. 19 sept. 2009 18:57
Peut-être faut-il voir ce Nom du Vent comme comme l'introduction à une épopée épique. Pour ma part J'ai plutôt ressenti sa force latente que sa puissance immédiate. J'ai particulièrement apprécié ce temps qu'il prend à poser son univers pour s'imprégner de sa profondeur et "coller au train" de Kvothe. Pour l'histoire d'amour j'ai ressenti plutôt sa force, sa spiritualité, son "originalité" et aucune mièvrerie... à chacun sa perception de l'amour sans doute ;)Et c'est justement ce décalage entre passé et présent qui donne du recul et de la perspective à ce récit et particulièrement sur le personnage de Kvothe et son histoire. L'annonce des étapes critiques n'a pas "déconstruit" le rythme du récit, c'est une manière crédible de retranscrire le récit autobiographique d'un héros qui raconte SA vérité.Mais je comprends tout à fait l'impression du lecteur "déçu"... cela dépend certainement de son attente, comme souvent.
J'ai rapidement tendance à trouver les histoires d'amour en fantasy assez mièvres et les dulcinées à claquer mais je n'ai absolument pas eu cette impression dans le Nom du vent
Au contraire, Kvothe raconte les choses avec une immense délicatesse, on sait qu'en bon saltimbanque, il brode, invente et pourtant il ne cache à aucun moment l'imperfection qui le touche tant chez celle qu'il aime. D'ailleurs je trouve que d'une manière générale le regard qu'il porte sur les femmes est très beau.
Je dois dire pour ma part que cette histoire d'amour est l'élément qui m'a le moins convaincu de ce roman que j'ai par ailleurs adoré. Je ne dirais pas que je l'ai trouvée miévre, je l'ai trouvée juste...pas très convainquante.
Déjà j'ai trouvé que la façon dont Kvothe tombe amoureux était un poil trop facile, trop téléphoné. Le personnage de Denna est très mysterieux mais finalement tellement mystérieux que je l'ai trouvé un peu inconsistant. Et tout le passage du Dragon où Kvothe est avec Denna est finalement celui qui m'a le moins intéressé. Alors pour l'instant je réserve mon jugement sur cette histoire d'amour, j'attends la suite pour voir comment tout ça va se goupiller. Et je ne sais pas pourquoi mais je sens bien qu'il va y avoir baleine sous gravier 
+1, j'ai rien de particulier contre cette histoire d'amour, au contraire, elle a une certaine force et une certaine délicatesse que j'ai apprécié, mais moi aussi j'ai pas aimé ce passage.En fait, pendant tout le reste du roman, j'ai eu l'impression que cette histoire d'amour était presque impossible, qu'il y avait toujours une raison pour que ça ne puisse pas marcher, pour qu'ils ne puissent pas réellement en profiter et être heureux. Je m'étais faite à l'idée de cette difficulté permanente, et ce passage avec le dragon allait un peu à l'encontre, pendant quelques heures, Kvothe et Denna étaient ensemble, et c'est tout. Et je crois que quelque part j'ai été déçue, par ce côté presque facile, alors que je m'attendais à une nouvelle difficulté. Enfin, j'ai été déçue jusqu'à la fin du passage avec le Dragon...Siriane a écrit :Et tout le passage du Dragon où Kvothe est avec Denna est finalement celui qui m'a le moins intéressé.
Je plussoie moi aussi. J'ai moi-même un coté assez niais et j'aime bien les belles histoire d'amour qui finissent bien (ou de manière tragique mais bien racontéekaelyana a écrit :+1, j'ai rien de particulier contre cette histoire d'amour, au contraire, elle a une certaine force et une certaine délicatesse que j'ai apprécié, mais moi aussi j'ai pas aimé ce passage.Siriane a écrit :Et tout le passage du Dragon où Kvothe est avec Denna est finalement celui qui m'a le moins intéressé.
Comme on est déjà très limite je mets ma nouvelle remarque sous bannière "spoilers" :
En fait, pendant tout le reste du roman, j'ai eu l'impression que cette histoire d'amour était presque impossible, qu'il y avait toujours une raison pour que ça ne puisse pas marcher, pour qu'ils ne puissent pas réellement en profiter et être heureux.
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Entre la réalité et la légende il y a les mille et une transformation du conteurDe plus dans la quatrième de couv (qui reprend un moment du livre et que je trouve super!) annonce "j'ai incendié la ville de Trébon. Je sais pas vous mais moi je m'attendait à un truc vraiment impressionnant
Oui c'est vrai... Et c'est aussi vrai que ça donne d'autant plus de charme à Kvothe !Mais pour son histoire avec Denna, il en parle souvent avec Chroniqueur comme LA femme, la seule l'unique donc c'est vrai que j'imaginais une relation un peu plus... comment dire... passionnée, fusionnelle. Après, Chronique de tuer roi reste une trilogie dont on a encore découvert qu'un seul volume ! Qui sait ce que nous réserve la suite ?almaarea a écrit :Entre la réalité et la légende il y a les mille et une transformation du conteur
Ça sent bon !:arrow: http://www.elbakin.net/edition/13282-Th ... -rapproche
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fitz le batard
- Lige
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- Enregistré le : sam. 13 nov. 2004 20:26
J'ai énormément aimé ce livre. Il y a pas mal de similitudes entre Kvothe et Fitz, tant dans leurs personnalités que dans les éléments qui les entoure.Le style de l'auteur est d'ailleurs très plaisant, les chapitres s'enchaînent avec une fluidité incroyable. On ressent même une forme d'écriture sérielle, avec des chapitres courts qui sont là uniquement pour traiter d'une scène de manière rapide, c'est fait pour donner du rythme et du suspens (bon, ça ne marche pas souvent, en tout cas pas pour moi) . Le récit est tout de même imbibé d'une brume épaisse, on ne sait jamais trop si ce qu'il nous raconte est vrai. Ca donne à l'histoire un statut de mythe et de légende. L'alternance entre le présent qui est clairement formel et l'extraordinaire passé qui nous est conté, renforce cette impression de récit mythologique. C'est assez étrange, mais c'est vraiment bien fait.
Le coeur sur la main.
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Plutôt ça non?http://www.elbakin.net/fantasy/news/134 ... k-Rothfuss
A propos du nom du vent, deux mots me viennent à l'esprit: "la suite !!!"Je l'ai lu, ou plutôt dévoré, en quelques jours, tant j'ai trouvé l'histoire prenante, et captivante. Pourtant, et ce, malgré la note d'Elbakin.net, qui m'avait convaincu de lire ce roman, l'histoire me paraissait assez "classique". Mais l'auteur sait si bien manier les ficelles de son histoire, et le personnage principal, en plus d'être attachant, reste mystérieux/cachotier (bah oui, puisqu'on est en droit de se demander, si ce qu'il raconte est bien vrai
), et charismatique, que j'en ai bien vite oublié mes préjugés, pour ne plus quitter ce roman, jusqu'à ce que malheureusement, je ne le termine. Je reconnais que l'histoire est parfois lente, mais cela ne la dessert pas, bien au contraire, puisque cela n'a pour résultat que de rendre plus consistant l'univers, et à s'attacher encore plus aux personnages qui peuplent ce roman (surtout Kvothe bien entendu). Quant à l'histoire d'amour (il en fallait bien une!), elle est faite de telle façon, qu'elle n'en est pas mièvre, même si l'obsession du "héros" pour sa belle pourrait énerver (tout comme elle énerve les camarades de Kvothe, lorsqu'il les délaisse). Un dernier élément "classique" se retrouve aussi dans cette oeuvre: la quête du héros. Elle est ici sous-jacente, même si elle dirige la vie/la destinée de notre héros, ce qui rend aussi ce roman assez particulier à mes yeux. Un dernier détail: le style de la narration et les interventions du narrateur, entre chaque moment "important" de son récit, rend encore plus vivant le tout. Si bien que je me serais presque crue, durant ma lecture, avec Kvothe & co, dans cette auberge.
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- Merwin Tonnel
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