Le prix des livres
à mon sens, le prix des livres neuf est assez élevé mais reste abordable... quand on est dans la vie active...cependant, ça reste un produit culturel dans la moyenne comparé à une place de ciné par exemple, un CD, un DVD, une place de théâtre... finalement, la culture coûte cher, mais c'est un marché qui permet les solutions alternatives (légales)bibliothèques, marché de l'occasion (assez hallucinant de constater à quel point se dévalorise un bouquin, suffit de voir les écarts de prix entre un neuf et une occasion
) quand à la loi qui fixe le prix du livre de façon homogène, c'est une excellente loi, un produit culturel n'est pas un yaourt (ça fait un peu cliché de dire ça mais on peut être fier je pense de l'exception française dans ce domaine
) limiter le jeu de la concurrence n'est pas un mal à condition évidemment qu'il n'y ai pas d'entente des maisons d'éditions pour fixer d'emblée des prix élevés dès le départ
garre à l'effet pervers (pourquoi croyez-vous que ça concentre sec au niveau de l'édition en France
)PS : je ne réagirais pas aux propos tenus LaoTseu dans la première partie de ce topic... dire que je ne suis pas d'accord serait faible mais si je m'étendai davantage, je pourrai devenir vexant
(je me permettrai juste le fait de dire qu'il faut parfois réfléchir avant de poster
)
Alors là, je suis pas du tout d'accord, au contraire ! Le prix est justifié au niveau de l'objet lui-même et l'objectif est différent du roman. C'est sûr que l'investissement pour le temps passé dessus n'est pas comparable, mais justement ce n'est pas la même chose et perso quand je vois le talent de certains dessinateurs, je suis bien contente de me procurer leurs oeuvres à ce prix.Aillas,dimanche 20 août 2006, 11:36 a écrit :Ce qui me choque par contre, ce sont les prix des BDs qui augmentent chaque année j'ai l'impression ! Payer une douzaine d'euros pour des BDs de 20 planches pour certaines avec des illustrations sur toute la page et 50 lignes de dialogue sur toute la BD, c'est un peu poussé.
j'ai l'impression au contraire que le prix des BD à flambé tout au long de ces années passées... il est où le temps où j'achetai mes Tintin à 32Fr ?
(bon je sais, c'était ya longtemps
) franchement, le prix des BD est à l'heure actuelle vraiment excessif... perso je n'en achète quasi plus depuis longtemps déjà... sauf rare exception ...
N'ayant jamais acheté de BD de ma vie je me suis enfin décidée à le faire il y a quelques mois (pour les de Capes et de Crocs) et j'ai vraiment été surprise par le prix ! :oJe suis peut-être un peu naïve, mais avant de partir au magasin je pensais qu'une BD coûtait entre 8 ou 10 euros grand maxi... et là bam 12,90
Du coup j'ai acheté que 5 tomes au lieu des 7 de prévus
Après je veux bien que la colo et la couv' cartonnée reviennent cher, mais pour un truc qui se lit en même pas 45 minutes faut admettre que ça refroidit pas mal l'envie de passer à la caisse 
Bienvenue au XXI° siècle !! Et oui, une BD avoisine les 100 Francs lourds (10 000 francs pour les anciens), ce qui fait effectivement une belle inflation depuis le super piscou géant de 200 pages à 18 FF...Maintenant que j'y pense, les livres ne me semblent pas avoir autant augmenté (quoique ma grand-mère achetait ses livres 1 à 3 francs avant guerre
)
N'exagérons rien !Foradan,dimanche 20 août 2006, 20:41 a écrit :belle inflation depuis le super piscou géant de 200 pages à 18 FF...
Ne vous plaignez pas trop.
Au Québec, la plupart des livres sont deux fois plus cher qu'en France. C'est que nous sommes un petit marché, voyez-vous...Tenez justement, la science-fiction, la fantasy, la poésie et le théâtre sont des livres qui se vendent vraiment très cher parce que ça se vend peu (peut-être bien que ça se vend peu parce que c'est trop cher... allez savoir). C'est pour ça que je n'achète pas souvent des livres, je préfère les emprunter et ne pas me limiter dans mes lectures. Ceux que j'achète sont pour mes cours. Exemple de prix: pour un livre de théâtre jeunesse de 50 pages, c'est une dépense de 12$ + les taxes (15%). En Euro, ça donne 9.50 euro environ. Avec 12$, on peut se payer un dîner complet. 
J'ai certes un peu grossi le traît Goldberry mais même s'il ne faut pas faire une généralité - Moi je n'achète plus que les Bds de Capes et de Crocs et Blake et Mortimer - des Bds comme Chroniques de la Lune Noire qui se finissent en 15 minutes non merci - un exemple encore plus parlant les dernier Astérix ... (quand on voit la qualité de la BD en plus, on a de quoi être un tantiner écoeuré
) - ! 1 euro la minute !
Après il est vrai que la qualité de papier ainsi que la colorisation est très bonne et que l'on a droit à une couverture de bonne facture en sus mais cela n'explique pas ce prix que je trouve exorbitant.
En même temps, en prenant la Lune Noire comme exemple... ;)Si on prend la qualité de l'oeuvre comme référent, alors il y a un bon paquet de romans qui ne valent pas leur prix, même en poche.Aillas,lundi 21 août 2006, 05:45 a écrit :Après il est vrai que la qualité de papier ainsi que la colorisation est très bonne et que l'on a droit à une couverture de bonne facture en sus mais cela n'explique pas ce prix que je trouve exorbitant.
Des BD de 46 pages à 15€, on y est pas encore, ou alors, ce sont des exceptions.Foradan,dimanche 20 août 2006, 20:41 a écrit :Bienvenue au XXI° siècle !! Et oui, une BD avoisine les 100 Francs lourds
Pour revenir au marché du livre et au prix, j'ai retrouvé un article datant de 2004 qui donnait quelques chiffres, en particulier le fait qu'un livre sur cinq quasiment est vendu dans les hypermarchés malgré la loi sur le prix du livre. Tout simplement parce que ces derniers profitent de la marge exceptionnelle (30 à 40% au vendeur final, soit les librairies habituellement) pour eux sur ces ouvrages et que les invendus peuvent être retournés à l'éditeur ! Tout bénef, donc !
Bonsoir,J'ai déjà avoué mon erreur sur mes posts de départ, merci de ne pas en rajouter. ;)Sinon l'info de Publivore est fort interessante. Comme il dit c'est tout bénef ! 30-40 % Pensez vous que c'est beaucoup? Après il ne reste plus que 60-70 % pour l'écrivain, l'éditeur, le transporteur.. etc...En fin de compte c'est grâce aux ventes de masse que tout ce beau monde gagnent leurs vies! 
LaoTseu,vendredi 25 août 2006, 18:52 a écrit :J'ai déjà avoué mon erreur sur mes posts de départ, merci de ne pas en rajouter.
Que veux-tu dire par là Gillossen ?En même temps, en prenant la Lune Noire comme exemple...![]()
Un exception, une exception...qui devient malheureusement assez récurenteDes BD de 46 pages à 15€, on y est pas encore, ou alors, ce sont des exceptions. wink.gif Et puis, ce n'est pas forcément le temps passé sur une oeuvre qui définit sa qualité. smile.gif
Voir le sujet Chroniques de la Lune Noire en forum Fantasy, ou beaucoup expriment leur ras-le-bol de cette série, bâclée depuis quelque tome et peinturlurée depuis le début. L'exemple semble donc mal choisi pour illustrer le sujet (de façon ironique...)Aillas,samedi 26 août 2006, 10:18 a écrit :Que veux-tu dire par là Gillossen ?En même temps, en prenant la Lune Noire comme exemple...![]()
Et non, écrire cela frise la désinformation. Goldberry a raison, les chiffres cités plus haut sont bien une exception, voire une exégération. La dernière que j'ai achetée cette semaine par exemple, m'a coûté 12.90€ (avec les 5% de remise, OK) et fait 60 pages...Un exception, une exception...qui devient malheureusement assez récurenteDes BD de 46 pages à 15€, on y est pas encore, ou alors, ce sont des exceptions. wink.gif Et puis, ce n'est pas forcément le temps passé sur une oeuvre qui définit sa qualité. smile.gif![]()
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Je suis désolé de n'avoir pas été assez explicite. Si je n'achète pas de livres ce n'est pas par choix mais par manque d'argent. Comme je l'ai expliqué dans un autre sujet du forum, je n'ai que seize ans et même si j'aimerais bien travailler, je ne le peux pas et mes parents me prennent pour un fou parce que je lis trop à la méprise selon eux de mes études et donc ils ne me donnent pas d'argent. Voilà...Publivore,jeudi 10 août 2006, 08:37 a écrit :Ansérès,jeudi 10 août 2006, 04:22 a écrit :Pour moi, les prix sont corrects mais l'avenir semble ne plus se trouver dans les livres.Cependant, je garde espoir et même si je n'achète JAMAIS de livres (alors que je lis à peu près quatre livres par semaine en moyenne) je suis sûr que l'intérêt pour ceux ci va bientôt revenir et avec lui de meilleurs prix.
Ce qui montre un étonnant dédoublement de la personnalité : d'un côté, tu crains la disparition des livres, mais de l'autre, tu sembles mettre un point d'honneur à ne pas en acheter. Si on raisonne tous ainsi (genre p'tit malin), l'économie de l'édition ne pourra qu'être un peu plus fragilisée, et donc le livre rare et cher, non ?
Dans la rubrique "Forum" de Ouest-France (qui donne la parole aux lecteurs), un des sujets du moment est "Les librairies indépendantes vont-elles disparaître ?"Certains avis (tous ne sont pas encore en ligne sur leur site) ne parleront qu'aux Rennais, mais on trouve également le point de vue d'un éditeur, plutôt intéressant 
SourceL'avis de Joël Paderi, : Point de vue d'un éditeurBonjour,S'il est vrai que les marges sont très faibles dans la librairie, c'est aussi en raison des frais de port qui grèvent les remises consenties aux points de vente. En raison de la loi Lang et du prix unique, les frais de port ne peuvent pas être répercutés au client qui sont donc supportés en tout ou en partie par les points de vente. Du coup, bien des libraires hésitent à commander des livres, notamment de petits éditeurs, à cause des frais de port. S'il y a disparité au niveau des remises entre une petite librairie et un gros point de vente, cela tient au volume commandé, à la qualité de service (le conseil au client) mais aussi au risque d'impayés. Etant éditeur, je suis navré de constater que bien des petits points de vente ne règlent pas leurs factures en temps et en heure. Cela implique des relances courrier, fax ou téléphoniques qui ont un coût pour l'éditeur ou son distributeur. Avec de grands groupes ou de grandes librairies comme la Fnac, Virgin ou Le Failler, ces soucis n'existent pas ou peu, les factures sont réglées à l'échéance. Force est de constater que pour de nombreux éditeurs, il est plus intéressant de travailler avec la Fnac, quitte à donner une remise plus importante, qu'avec un libraire indépendant qu'il va falloir relancer trois fois pour qu'il paie. Oui pour défendre la librairie indépendante et la diversité, mais à condition qu'elle soit aussi professionnelle que les gros points de vente.Cordialement