Je trouve la note finale plus que clémente... C'est bien beau d'avoir tous les ingrédients sous la main, mais n'est pas un grand chef qui veut !Le phénomène éditorial EragonLE MONDE DES LIVRES | 30.03.06 | 17h23 • Mis à jour le 30.03.06 | 17h23 Encore une trilogie, encore de la fantasy." C'est peu dire qu'Elisabeth Sebaoun, directrice éditoriale chargée de la fiction chez Bayard jeunesse, n'était guère enchantée quand on lui a proposé le manuscrit d'Eragon, à la Foire de Bologne, au printemps 2003. Elle a vite changé d'avis, après les trois fiches de lecture dithyrambiques qu'elle a reçues. Ecrit par un auteur américain, Christopher Paolini, né le 17 novembre 1983, qui vit dans le Montana et qui a commencé l'écriture de son roman à 15 ans, Eragon est un véritable phénomène international. Et la France n'échappe pas à la règle. Traduit dans 42 langues, Eragon est en cours d'adaptation au cinéma. Un film, produit par la 20th Century Fox, doit sortir en décembre 2006, avec pour acteurs John Malkovich, Jeremy Irons...Au 23 février, date de lancement en France du deuxième tome, L'Aîné, 210 000 exemplaires d'Eragon avaient été vendus. Cinq semaines plus tard, ce sont près de 200 000 exemplaires de L'Aîné qui sont déjà écoulés et sur les 240 000 exemplaires du premier tirage, 20 % sont partis le premier jour. Aux Etats-Unis, Random House a dépassé les 2,5 millions de ventes.Ce qui a finalement séduit Elisabeth Sebaoun, outre la cohérence de la narration, c'est l'accent porté sur les relations entre les personnages, en particulier Eragon et sa jeune dragonne, Saphira. C'est, en règle générale, ce qui est aussi plébiscité par les jeunes lecteurs.On retrouve, dans les deux premiers tomes de la trilogie de L'Héritage, tous les éléments mis en oeuvre dans Le Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien : une mission à effectuer, une pérégrination qui structure le récit, une grande bataille finale, l'affrontement avec les forces représentant le Mal, la présence d'un peuple légendaire, l'utilisation de la magie. Christopher Paolini, qui doit être un gros lecteur, n'a pas seulement singé Tolkien, il a aussi puisé du côté d'Ann McCaffrey et de Barbara Hambly pour ce qui concerne les dragons et il a fait de son jeune héros une figure arthurienne.Si, par conséquent, il n'y a rien d'original dans ce roman de fantasy qui appartient à la veine qualifiée de "fantasy épique", qui se caractérise justement par sa filiation à l'oeuvre de Tolkien, le roman de Christopher Paolini n'est pas dépourvu de qualités. L'auteur a su mêler harmonieusement ses sources d'inspiration et conduire son intrigue de façon habile. Dans le flot des romans du genre, écrits tant pour les jeunes que pour les adultes, il fait plutôt bonne figure.
Critique ! [La trilogie de l'héritage - Christopher Paolini]
Un article trouvé dans... Le Monde.
Je pense plutôt qu'il s'agit de "public test", donc ici des jeunes de 8-12 ans.Ce qui confirme encore une fois la chose, Eragon jusqu'a 12 ans pas de soucis, par contre après, passez votre cheminKaines,mardi 11 avril 2006, 09:55 a écrit :Je comprends la première réaction de la directrice éditoriale...mais à quoi correspondent les fiches de lecture dithyrambiques, qui l'ont fait changer d'avis...?J'ai bien compris qu'il s'agissait d'hymne au bouquin...mais qui en sont les auteurs ? Des critiques littéraires ?
Mouais...
C'est surtout les chiffres de ventes américaines qui ont du la décider...
Complètement d'acc avec Joss, passé 12 ans, ça devient limite ce bouquin... et bon c'est pas parce qu'il y a des elfes et des méchants pas beaux que ça vaut du Tolkien...m'enfin ça a déjà été dit je ne sais combien de fois mais le souvenir de la quatrième de couverture m'hérisse encore les poils
La seule qualité que j'accorde à Paolini c'est qu'il est le roi de la promo-j'ai-pas-la-honte
http://www.youtube.com/watch?v=hPOqnKvYl3Q...Q&search=eragon
Là, j'suis d'accord avec Deedlit. Ce livre est loin de valoir du Tolkien! La seule chose qui peut passer et encore, c'est la relation entre le dragonnier et son dragon. Et puis l'auteur a créé un langage, c'est bien beau mais il y a quand même des incohérences. Lesquelles,là j'ai un trouDeedlit,mardi 11 avril 2006, 11:21 a écrit :et bon c'est pas parce qu'il y a des elfes et des méchants pas beaux que ça vaut du Tolkien
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Qui elle même est inspiré des relations du Cycle de Pern de McCaffreyWill 6-7,mardi 23 mai 2006, 21:54 a écrit :Sauf que la relation Eragon-Saphira est entièrement inspiré de la relation Fitz-Oeil-de-nuit.
Ouais, t'as raison, j'ai commencé l'assassin royal et c'est vrai qu'il y a énormément de ressemblances, un peu trop même...Will 6-7,mardi 23 mai 2006, 21:54 a écrit :Sauf que la relation Eragon-Saphira est entièrement inspiré de la relation Fitz-Oeil-de-nuit.
Y doivent pas avoir lu le Sda et ils ont pas remarqué que c'était du copier/coller <_<Désolé si j'enfonce le clou(je crois qu'on m'en voudras pas trop de tt façonGillossen,mardi 04 juillet 2006, 09:34 a écrit :ceux qui me tancent en affirmant qu'Eragon DOIT se lire 4 fois d'affilée pour être pleinement apprécié comme le chef d'oeuvre qu'il est...Au secours !
Fait toi donc respecter!Gillossen,mardi 04 juillet 2006, 09:34 a écrit :Hum...Mon dieu, les grandes vacances sont de retour.Entre les gamins de 9-10 ans dont on dirait qu'ils vont en pleurer - de la critique - et ceux qui me tancent en affirmant qu'Eragon DOIT se lire 4 fois d'affilée pour être pleinement apprécié comme le chef d'oeuvre qu'il est...
Au secours !
Bonjour!Alors, moi aussi je vais donner mon avis sur le fameux Eragon et faire remonter le sujet :)Ce que j'ai pensé d'Eragon... Eh bien, il y a deux dominantes: je l'ai d'abord trouvé très bien, somme toute un agréable divertissement. Mais une relecture, deux mois plus tard, m'ont contraint de revoir mes positions. D'abord, je trouve que le style du livre est plutôt déplaisant dans l'ensemble, car plutôt disparate (je trouve qu'Eragon renferme aussi bien des passages très bien écrits que d'autres se rapprochant assez du "Eragon arrive. Il tend la main. Il ouvre la porte."
Ah ! Ca faisait longtemps.
Ca change d'avoir affaire à une réaction argumentée. 
Tu sais, j'en ai lu des plus mauvais qu'Eragon, j'en lirais sûrement d'autres, et la "fixette" que je peux laisser transparaître dans ce sujet est à prendre au second degré, hein. 
Mais bien sûr...On a vraiment l'impression que l'auteur de cette critique est jaloux du succès (pas vraiment justifié) d'Eragon, et qu'il s'en trouve frustré pour une raison quelconque.
Comme si j'étais le seul. Et ça m'étonnerait que Paolini se soucie de toutes les critiques publiées sur le net. Et "manque de respect", il faudrait ne pas exagérer de ton côté non plus.mais qu'il manque de respect à un auteur qui n'était sans doute même pas conscient (et qui ne semble toujours pas l'être) du fait que l'on casse du sucre sur son dos en est une autre.
Comme s'il ne l'était pas... Il me semble ainsi que je n'ai pas critiqué que le premier tome, et que la critique de L'Aîné ne revient pas sur les éléments précédemment exposés.Mais puisque toi-même tu juges qu'on peut critiquer le fait qu'il ait été pistonné, il me semblait important de le préciser en préambule de la critique du premier tome, histoire de préciser le contexte de la création et publication de cet ouvrage à celles et ceux qui n'aurait eu que la campagne de promo pour cela...D'ailleurs, en relisant une fois de plus la critique du tome 1, si ça "Scénario et personnages à l'unisson d'un classicisme gentillet, rebondissements convenus et sans saveur, maladresses et longueurs", ou le regret d'un mélange d'influences mal digérées, ce ne sont pas des "arguments"...Mais, désolé si ce ne sont pas de VRAIES raisons avancées en toutes lettres à tes yeux.mais justifiez votre avis avec des arguments recevables.
roooh je savais que je n'allais pas me faire que des amis en postant ici...
mais je comprends votre réaction. Ai-je été trop impulsif? il ne me semble pas.Pour ce qui est de la critique de l'Aîné, (je crois comprendre que c'est vous qui avez écrit les deux) je la trouve juste comme il faut. Peut être un peu trop optimiste (j'ai préféré Eragon que l'Aîné). A mon avis, le sieur Paolini ne me pondra pas une fin à la hauteur de mes épsérances.... enfin, ça reste à voir.""Scénario et personnages à l'unisson d'un classicisme gentillet, rebondissements convenus et sans saveur, maladresses et longueurs", ou le regret d'un mélange d'influences mal digérées, ce ne sont pas des "arguments"..."Je n'ai pas dit que toute la critique d'Eragon était mauvaise!Je suis parfaitement d'accord avec ces affirmations. D'ailleurs, vous êtes un des seuls qui a lu le livre, ici... Ce qui m'a mis les nerfs en pelote, ce sont tous ceux qui disent "je ne lirai pas le livre d'un auteur pistonné"; tout simplement parce qu'on juge Eragon avant même de l'avoir lu. C'est exactement comme si on condammnait à mort quelqu'un parce qu'il a une sale tronche, qu'il soit coupable ou non!En bref, je m'énerve contre les effets "mouton" et de "boule de neige": il suffit qu'il y en ait un qui dise que Paolini junior a remercié maman et papa, et tous les autres suivent en disant que c'est profondément ridicule, alors que finalement ça n'a rien à voir avec le livre.Et ne croyez pas que, par monts et par vaux, je souhaite défendre Eragon: pour moi, il n'est que très moyen. Je veux juste que l'on réfléchisse un peu à ce qu'est la critique d'un livre, c'est à dire l'avis d'un autre.Je trouve la critique d'Eragon un peu trop acerbe, un peu trop méchante, et très injuste; mais dans le fond, pour ce qui est des arguments que je trouve recevables, je suis d'accord avec vous.Je n'exige rien de personne, et sûrement pas que vous revoyiez votre critique: j'espere seulement que mon message en fera réfléchir plus d'un sur la valeur que l'on doit attribuer au marketing et à la pub exacerbée.
Personnellement, je trouve Eragon très très moyen. La première fois que je l'ai lu, je ne m'y connaissais pratiquement pas en Fantasy et je l'ai trouvé génial. Mais après, j'ai lu le Sda et d'autres livres fantasy et quand j'ai relu Eragon, quelle déception de se rendre compte que l'auteur n'a rien inventé et n'a fait que mélanger des histoires déjà connues!
Au début, je ne savais pas du tout que l'auteur avait été pistonné,la seule chose que je savais, c'est qu'il était très jeune et je me suis dit qu'il avait vachement de talent pour avoir écrit un tel livre. Deuxième déception à la relecture. Non seulement il n'a pas énormément de talents mais en plus, il faut qu'il demande à papa et maman de corriger ses fautes alors qu'il me semble que lorsqu'on en est à écrire un livre,la moindre des choses est de savoir écrire correctement et de pouvoir corriger ses fautes ou savoir mettre les virgules là où il faut.
Mais ce qui m'énerve encore plus je crois, c'est le fait qu'un livre comme cela soit adapté au cinémaalors qu'il y a des livres cent fois meilleurs qui tombent quasiment dans l'oubli, tout ça parce que ce livre a eu plus de pubs que d'autres.
Quand au fait que Paolini soit l'Héritier de Tolkien,moi je dirais plus le plagiaire de Tolkien ça conviendrait mieux... 
Oui, je comprends votre déception, surtout si vous commencez à entrer dans le monde de la Fantasy par Eragon... Peut-être que cela explique son succès auprès des plus jeunes (ils sont trop découragés par la taille de LOTR, son style abouti et son début tout en douceur, par conséquent peu attractif pour les jeunes.) - et ils se tournent vers ce qu'ils connaissent grâce à la télé et aux magazines.
N'avez-vous - si on se vouvoie - pas l'impression que votre comparaison est "légèrement" exagérée ?C'est exactement comme si on condammnait à mort quelqu'un parce qu'il a une sale tronche, qu'il soit coupable ou non!
Et ? Sans vouloir vous faire offense, je ne crois pas que les gens ici vous ait attendu pour en avoir conscience.Je veux juste que l'on réfléchisse un peu à ce qu'est la critique d'un livre, c'est à dire l'avis d'un autre.
Vu la note, je la trouverai au contraire presqu'encore trop clémente. ;)Et il me semble qu'il y a tout de même plus de monde pour l'avoir lu, au moins en partie, que vous ne l'affirmez... Surtout quand on qualifie par ailleurs les gens de "moutons".Je trouve la critique d'Eragon un peu trop acerbe, un peu trop méchante, et très injuste;
On arrive à un autre niveau de la discussion.Je n’ai en effet pas lu Eragon, car je considère qu’il n’y a tout simplement aucun intérêt pour moi à l’acheter (ma bibliothèque municipale n’en a pas fait acquisition).Je n’ai pas la possibilité (financière et temporelle) de lire tous les ouvrages de fantasy (ne serait-ce que ceux proposés par Elbakin), aussi dois-je faire des choix.
J’explicite donc celui-ci pour éviter de passer pour un « mouton » (je n’ai rien contre ce terme qui fait parti du débat) :- Je n’ai pas l’impression que ce cycle s’adresse à tous les publics (comme tu l’as fait remarquer, la cible est plutôt jeune…et le marketing a joué dessus
).- Le matraquage publicitaire m’insupporte et j’ai tendance à devenir très têtu dans ces cas là. Comme tu le fais remarquer, Eragon est un produit commercial (les autres livres aussi !), mais il est ce que son auteur a voulu en faire. Je pense qu’il est prêt à en assumer les « conséquences ».
- L’auteur n’a pas besoin de plus de notoriété, contrairement à de nombreux auteurs encore méconnus. Ecrire est une liberté, publier implique plus de barrières à franchir…- C’est en forgeant que l’on devient forgeron : Paolini aura de nombreuses possibilités de nous faire changer d’avis. Même si une telle réussite n’incite pas à forcément à modifier ses pratiques…A suivre donc…J’ai des préjugés vis-à-vis de cette œuvre comme pour beaucoup d’autres. Malheureusement, je préfère privilégier les auteurs ayant du talent à mes yeux. Ce jugement peut paraître arbitraire (même si la comparaison avec le condamné à mort me paraît déplacée…les enjeux n’étant pas du tout les mêmes
), mais en correspondance avec des principes, critiquables eux aussi.
EDIT : Désolé pour les redites, Gillo m'a devancé de quelques minutes...
