Re: Le prix des livres

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Je suis un peu surpris en lisant les articles que l'aide du titre soit en fait une taxe.

J'aime les livres (c'est d'ailleurs pour cela que je suis sur la forum) mais je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure solution. Je n'ai pas la solution miracle à leur proposer mais je ne suis pas sûr que ce soit une solution perenne.

Re: Le prix des livres

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durthu a écrit : ven. 12 juin 2026 23:30J'aime les livres (c'est d'ailleurs pour cela que je suis sur la forum) mais je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure solution. Je n'ai pas la solution miracle à leur proposer mais je ne suis pas sûr que ce soit une solution perenne.
Je vais poser ici : pourquoi sauverait-on les librairies ?
Y'a 0 ironie dans ma question et ça fait des années que je suis en porte-à-faux.

Si on me dit qu'il faut faire pour la Culture / l'Art, je suis intéressé·e, mais les librairies distribuent de la culture, elles n'en fabriquent pas : ce sont des commerces capitalistes et, s'ils ne sont plus rentables, pourquoi faudrait-il les sauver ?
Vagabonds du Rêve x Nice Fictions https://www.vagabondsdureve.fr
Blog / site perso https://cenlivane.com

Re: Le prix des livres

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"pourquoi sauverait-on les librairies ?".
Cette question, et toutes celles qui devraient en être la suite logique, pourrait tout aussi bien s'appliquer aux auteurs et autrices. Pour quelle raison les livres devraient-ils être vendus ? À partir de quelle époque un auteur, une autrice a-t-il considéré que son oeuvre était un bien marchand et non un don à l'humanité - ou à un petit groupe d'initiés ? De quel processus l'auto-édition est-il l'aboutissement ? Quelle valeur accordée à un auteur ou autrice qui ne rencontre aucun succès commercial dans le cadre d'une économie capitaliste ? Toutes ces questions renvoient à une circularité logique qui est celle du capitalisme moderne et de sa définition de la valeur. Toutes les librairies ne sont pas des entreprises d'accumulation du capital et leur gérant des homoeconomicus - on parle d'un secteur avec un taux de marge de 1% - et certains auteurs et autrices peuvent se faire une idée de leur oeuvre à la manière de Kafka et Pessoa.
"Pourquoi sauverait-on les librairies ? Mais pour la même raison que l'on imagine des dragons et des histoires à leur sujet.
The way to love anything is to realize that it might be lost.