Arf, eh bien, en parlant de cet
éditeur...
En 2008 et 2009, Métamorphose puis Noctambule s'imposaient comme des signatures fortes du catalogue Soleil. Quinze ans plus tard, ces mêmes noms se retrouvent au cœur d'un affrontement judiciaire entre anciens partenaires devenus concurrents.
En 2008, Métamorphose. En 2009, Noctambule. Deux collections, une signature forte — et un imaginaire éditorial immédiatement identifiable. Quinze ans plus tard, ces mêmes noms ne désignent plus seulement des livres : ils se retrouvent au cœur d'un jugement rendu à Paris.
Même origine, deux trajectoires. Delcourt d'un côté, Oxymore de l'autre. Entre les deux, une question explosive : qui détient réellement une collection — celle ou celui qui l'invente, ou celui qui la publie ?
Ce 20 mars, le tribunal judiciaire de Paris tranche. Les marques sont annulées, jugées déposées de mauvaise foi. L'usage des noms devient interdit. Les livres doivent disparaître des circuits — du moins sous ces signes. Reste l'essentiel, plus dérangeant.
Une collection peut-elle survivre à son éditeur ? Ou n'existe-t-elle que par lui ? Derrière cette décision, c'est toute la propriété symbolique du catalogue qui vacille.