Cette fois-ci, je ne me suis pas endormi. Peut-être parce que
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les pieds velus n’apparaissaient pas ? Eux et leur "Moïse" chargé de les guider vers la Comté. Il paraîtrait que E.T, c’est Sauron.
Alors c’est qui,
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l’autre, le père des orcs ?
Tout cela, c’est fort décousu.

J’essaie de voir ce qui manque à cette série pour m’enthousiasmer. J’en reviens aux cours que la plupart d’entre nous ont connus.
Par exemple, la fameuse règle des trois unités :
D’abord, l’unité de temps. Elle nous est imposée d’emblée avec l’objet céleste que tout le monde remarque.
Implicitement, on nous fait admettre que tout ce que nous verrons se déroule à la même période. Sauf que, ça ne peut pas coller avec les écrits de Tolkien. Même si l’on fait abstraction de cela, ce procédé artificiel reste difficile à avaler.
L’unité de lieu. Je n’ai rien contre le fait qu’on nous balade de droite et de gauche sur la Terre du Milieu ; et même au-delà. Sauf que : à quoi cela sert-il ? À part nous proposer toujours plus de décors de moins en moins crédibles. Un simple arrêt sur images de
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Númenor ? Quel ingénieur pourrait cautionner les transformations abracadabrantes qui permettent de rendre vivable un endroit aussi inhospitalier ? Qui d’ailleurs serait assez inconscient pour s’installer là ? Alors que des dizaines d’endroits plus propices existent probablement autour. Le tout sans recours à des moyens surnaturels. À Tar Valon (comme on nous l’a présentée), ça se comprend encore, mais ici ?
Le pire pour moi, ça reste l’unité d’action. La série concurrente a le mérite de rester focalisée sur cet aspect ; ce qui fait qu’on y adhère à cent pour cent. Ici, c’est trop éclaté.
On part du principe que les gens gardent en tête la trilogie du Seigneur des Anneaux où,
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à partir d’un moment, les héros se trouvent séparés.
Fort bien ! Ça fonctionne dans les livres comme dans les films. C’est même génial comme trouvaille. Et là ils se sont dit :
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« Des petits groupes ! Super ! Il faut montrer des petits groupes ! Et ça va le faire ! »
Sauf que dans la trilogie,
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ces petits groupes poursuivent un but commun, chacun à sa façon. Et on y croit, parce qu’elle se situe là l’unité d’action. Ici, c’est chacun pour soi avec ses petits problèmes…
Il y a
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Elrond qui cherche à amener les nains à coopérer pour forger les anneaux (c’est censé être le thème principal). De mon avis, c’est le seul arc qui maintient à flot la série pour le moment.
Il y a
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les pieds velus avec leur nouveau gourou qui va les amener vers leur terre promise. Passons…

Il y a les déboires
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de "leur" Galadriel, braquée contre Sauron comme une ado anti-système et qui fait office de catalyseur pour entraîner d’autres personnages à sa suite.
Du coup, on a droit à des arcs inattendus :
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Elendil, Isildur et d’autres probablement…
Et ce personnage lambda,
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Arondir, qu’on a du mal à cerner. Ainsi que ceux qui gravitent autour de lui.
Tout ce beau monde va se retrouver à un moment ou un autre et se rendre compte qu’ils sont complémentaires.
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« Qu’est-ce que vous cherchiez par ici ?
— La même chose que vous. La Victoire du Bien.
— C’est étrange. Nous aurions dû nous rencontrer plus tôt.
— N’est-ce pas ? L’important, c’est que nous allions vaincre ensemble les Forces du Mal. »
Ce sera la conclusion. Est-ce que je tiendrai jusque-là tellement c’est téléphoné ?

À part le grand tape-à-l’œil visuel, qu’est-ce qu’on peut trouver d’exaltant avec des personnages aussi fades ?
Vivement lundi !
